6 Caractéristiques des projets de type REDD en Afrique

En 2013, le Réseau Pas de REDD en Afrique a commencé à monter une base de données sur les projets de type REDD en Afrique et ainsi compiler un panorama de ce qui se passe sur le continent relativement à REDD.

Les conclusions initiales de l’analyse des données ont servi à alimenter le premier atelier du Réseau qui a eu lieu à Maputo en août 2013 et à préparer le document sommaire Les pires projets REDD en Afrique du Réseau Pas de REDD en Afrique.[1]

Nous présentons ci-dessous des extraits de ce document.[2]

Ce résumé s’est avéré important pour illustrer la nature et la gravité des violations des droits de l’homme et l’ampleur de la répression découlant des projets de type REDD. Il a également servi à commencer à dresser un portrait de la portée de l’accaparement des terres et à créer le terme « accaparement continental » pour décrire la quantité de terres africaines qui risquent d’être REDD ifiées.

 

OUGANDA : Répression massive : 22 000 évictions

Plus de 22 000 paysans des districts de Mubende et de Kiboga en Ouganda, dont certains avec des titres fonciers, ont été violemment expulsés pour permettre à la britannique New Forests Company de planter des arbres, de toucher des crédits carbone et éventuellement de vendre du bois d’œuvre. Selon The New York Times, la « New Forests Company (NFC) plante des forêts dans des pays africains pour vendre à des pollueurs étrangers les crédits que leurs arbres génèrent en absorbant le dioxyde de carbone. » The New York Times rapporte également que « … [D]es villageois ont fait part de la présence de soldats armés et d’un enfant de 8 ans [Friday Mukamperezida] brûlé vif lorsque des agents de sécurité ont mis le feu à sa demeure. La Banque HSBC détient 20 % de New Forests Company et la Banque mondiale compte parmi les investisseurs du projet. Les paysans prospères expulsés sont forcés de devenir des travailleurs de plantation mal payés sur les terres dont ils ont été évincés. « Sans abri et sans espoir, M. Tushabe a déclaré qu’il a accepté un emploi avec la compagnie qui l’a évincé. On lui avait promis un salaire de plus de 100 $ par mois, mais il n’a reçu qu’environ 30 $. » NFC a la certification FSC (Forest Stewardship Council) depuis 2009.

 

KENYA : Menaces à la survie culturelle

Malgré la recommandation d’Amnistie internationale de « cesser immédiatement la pratique des expulsions, » durant la « préparation » de la forêt Mau au Kenya pour un projet REDD financé par le PNUE, des membres du peuple Ogiek ont été violemment évincés et des militants Ogieks ont été attaqués alors qu’ils protestaient contre l’accaparement de terres. Le peuple Ogiek figure dans l’annuaire de Minority Rights Group International (un organisme de défense des droits des minorités) sur les « peuples menacés » de génocide, d’exterminations massives et de répression violente et cette récente vague d’évincements menace la survie culturelle du peuple Ogiek. En mars 2013, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a ordonné des mesures provisoires pour empêcher l’éviction des Ogieks alors que leur cause est soumise à la Cour.

 

MOZAMBIQUE : Esclavage du carbone

Le projet de compensation carbone dans la communauté de N’hambita, un projet REDD d’Envirotrade au Mozambique, revient à de l’esclavage carbone sur plusieurs générations. Pendant sept ans, les paysans reçoivent un paiement annuel de seulement 63 $ par famille pour planter et prendre soin d’arbres pour compenser la pollution produite en Europe et aux États-Unis, mais le contrat spécifie qu’ils doivent continuer leur travail pendant 99 ans. Si les paysans meurent, leurs enfants et leurs petits-enfants devront continuer de prendre soin des arbres gratuitement. The Africa Report considère que le projet N’hambita « est un exemple évident d’esclavage carbone. » De plus, les paysans « cultivent » du carbone à la place de nourriture. Selon La Via Campesina, cela nuit à la sécurité alimentaire de la région, car les paysans consacrent leur temps, leur travail et leurs terres aux arbres au lieu de leur subsistance alimentaire. Selon REDD Monitor, la Commission de vérité et de réconciliation de l’Afrique du Sud a dénoncé Robin Birley, un des deux fondateurs d’Envirotrade, « pour avoir armé et formé un groupe paramilitaire impliqué dans la déstabilisation de la première élection démocratique d’Afrique du Sud. » Un mandat d’arrêt a été lancé contre lui concernant un dépôt d’armes obtenues d’Eugene de Kock, un colonel de la police sud-africaine à l’époque de l’apartheid. Birley a aussi été « président du Mozambique Institute au début des années 1990, lequel appuyait le RENAMO, une armée soutenue par l’Afrique du Sud qui a systématiquement commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité durant la guerre civile au Mozambique. » L’autre fondateur d’Envirotrade, Phillip Powell, a financé le somptueux séjour sous caution au Royaume-Uni du dictateur chilien Augusto Pinochet durant les audiences de son extradition pour crimes contre l’humanité. Néanmoins, au lieu d’être condamné, le projet N’hambita a été salué comme un modèle inspirant dans le site Web Rio 20 des Nations Unies et a obtenu une certification niveau or de la norme de l’Alliance Climat, Communauté et Biodiversité.

 

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO : Servitude

Selon le document « The DRC Case Study: The impacts of carbon sinks of Ibi-Batéké Project on the Indigenous Pygmies of the Democratic Republic of Congo » publié par l’Alliance internationale des peuples autochtones et tribaux des forêts tropicales, les Pygmées batwa sont soumis à la « servitude » dans la plantation du puits de carbone Ibi-Batéké de la Banque mondiale. Un employé du projet a déclaré que « cette situation ne doit pas être interprétée… comme de l’esclavage. » Cette plantation d’une forêt de carbone de type REDD pour la production de bois de chauffe et de charbon est le premier projet de développement propre de la RDC et l’on prétend qu’elle contribue au développement durable et à l’atténuation des changements climatiques. La Banque mondiale l’a saluée comme un modèle pour toute l’Afrique. Cependant, des dirigeants pygmées ont maintes fois dénoncé la Banque mondiale pour avoir financé la déforestation de leurs forêts ancestrales, laquelle cause non seulement des émissions, mais viole également leurs droits, détruit leurs moyens de subsistance et cause des conflits sociaux. De plus, selon « Advance Guard », un abrégé publié par l’université des Nations Unies, « Les droits, l’expérience et les traditions culturelles et spirituelles des peuples autochtones sont ignorés. Rien n’a été fait depuis le début des consultations pour obtenir le consentement préalable des Pygmées, lequel avait été imposé comme condition dans le cadre du projet. »

 

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO : Perdre ses droits à la forêt

Même Mickey Mouse veut participer aux REDD. Selon le Mouvement mondial pour les forêts tropicales, la société Walt Disney, Conservation International et Diane Fossey Gorilla Fund International font la promotion d’un projet REDD pilote dans la réserve de gorilles Tayna (RGT) et la réserve de primates Kisimba-Ikobo (RPKI) dans la République démocratique du Congo. À Kisimba et Ikobo, le projet REDD est développé dans un contexte de conflits sociaux provoqués par l’opposition locale à la création même de la réserve de primates Kisimba-Ikobo. La création de la réserve a mis fin aux droits coutumiers des collectivités locales sur la terre et les forêts à l’intérieur de leur territoire. Les collectivités locales comme celles des Bamates, des Batangis et des Bakumbules perdent leurs droits et le contrôle sur leurs forêts ancestrales. Les décisions liées au projet sont prises presque complètement à l’insu des collectivités locales, lesquelles sont censées être les premières à profiter du projet. Malgré leur droit à un consentement préalable, libre et éclairé, les communautés ne peuvent jouer qu’un rôle marginal dans le processus décisionnel de ce projet REDD. La situation des femmes est encore plus inquiétante, car elles sont encore moins bien informées que les hommes et ne peuvent donc pas exprimer leurs opinions ou revendications.

 

LIBERIA : Une arnaque carbone de plusieurs milliards de dollars

La présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a mis sur pied une commission pour enquêter sur un projet d’entente de crédits de carbone forestiers entre la Forest Development Authority (FDA) de ce pays d’Afrique de l’Ouest et la Carbon Harvesting Corporation du Royaume-Uni, dont l’objectif était de créer une concession de forêt de carbone couvrant environ un cinquième de l’ensemble du couvert arboré du Liberia — soit 400 000 hectares. La police de Londres a arrêté Mike Foster, PDG de la Carbon Harvesting Corporation. Global Witness a déclaré que le projet exposait le gouvernement du Liberia à un passif qui aurait pu atteindre plus de 2 milliards de dollars.

 

La pétrolière CHEVRON

La pétrolière CHEVRON a été poursuivie pour le meurtre de Nigérians et exécute des projets REDD avec des GARDES ARMÉS au Brésil

Une poursuite a été intentée contre Chevron pour sa participation au meurtre et aux blessures par balles et à la torture de villageois nigérians qui protestaient contre les dommages environnementaux causés par le géant pétrolier. Une cour de l’Équateur a récemment ordonné à Chevron de payer 19 milliards de dollars en dommages pour sa destruction de l’Amazonie. Et maintenant, Chevron utilise des gardes armés dans un projet de type REDD au Brésil. Chevron, The Nature Conservancy, General Motors, American Electric Power et la Society for Wildlife Research and Environmental Education ont mis en œuvre le projet d’action climatique Guaraqueçaba dans le territoire ancestral des Guaranis avec des gardes armés en uniforme appelés « Força Verde » (Force verte) qui intimident et persécutent les communautés locales ; elles emprisonnent les gens qui entrent dans la forêt et leur tirent dessus et s’introduisent de force dans les maisons privées et les fouillent sans mandat de perquisition. « … [L]e projet a eu des effets dévastateurs sur les communautés locales… » et soulève le spectre de la militarisation des projets REDD.

 

ÉCOBLANCHIMENT D’ATROCITÉS COMMISES PAR SHELL

Deux des plus grands pollueurs de gaz à effet de serre de la planète, les géants pétroliers Gazprom et Shell, infâme pour le génocide du peuple Ogoni et la destruction environnementale du delta du fleuve Niger au Nigeria, financent le projet REDD de Rimba Raya au Kalimantan central, en Indonésie. Le projet a aussi obtenu l’appui de la Fondation Clinton et l’approbation de la Compensation carbone volontaire (VSC) et de l’Alliance Climat, Communauté et Biodiversité (CCBA). Nnimmo Bassey, ancien directeur d’Environmental Rights Action (FoE-Nigeria) et lauréat du Prix Nobel alternatif, a déclaré : « Nous avons subi la destruction de communautés et de la biodiversité par Shell ainsi que les déversements de pétrole et le torchage de gaz depuis des décennies. Nous pouvons maintenant ajouter à la longue liste d’atrocités de Shell le financement du projet REDD pour l’écoblanchiment et les profits. » Oilwatch a récemment dénoncé que Shell tente d’utiliser les REDD pour « faire rôtir la planète. » Le projet REDD de Rimba Raya est plus controversé que jamais – même des promoteurs des REDD se battent les uns contre les autres. Pendant ce temps, Shell achète des forêts au Canada, les rebaptise « forêts Shell » et prétend compenser la pollution de sa raffinerie de Martinez, Californie, avec des forêts de l’État du Michigan.

 

NIGERIA : Persécution et criminalisation de militantes et militants

Les projets REDD contribuent déjà à la persécution et judiciarisation des militantes et militants, notamment dans l’État de Cross River, Nigeria, où la Banque mondiale, UN-REDD et l’État de la Californie prévoient réaliser des projets REDD. Odey Oyama, directeur général du Rainforest Resource and Development Centre (RRDC) dans l’État de Cross River, Nigeria, a fait l’objet de harcèlement et d’intimidation de la part d’agents de sécurité de l’État et a dû fuir sa demeure pendant plusieurs semaines en janvier et février 2013 parce qu’il s’était opposé à des activités REDD (dont le but était de soustraire plus de territoires forestiers aux communautés indigènes) et à d’autres opérations d’accaparement de terres similaires (par ex. pour l’établissement de plantations à grande échelle). « Une des activités qui m’a placé dans une situation de confrontation avec le gouvernement de l’État de Cross River au Nigeria est ma prise de position contre le programme REDD. Je rejette le programme REDD parce qu’il est axé sur l’accaparement des derniers vestiges de forêts communautaires dans l’État de Cross River au Nigeria, » a dénoncé M. Oyama.

 

OUGANDA : Colonialisme par le carbone

En Ouganda, un projet de plantation d’arbres pour des crédits de carbone dans le parc national Mount Elgon conçu pour compenser la pollution européenne aurait violemment évincé jusqu’à six mille personnes, notamment des membres du peuple indigène Benet, et détruit des cultures et des habitations. Le projet promu par la fondation néerlandaise FACE et l’Ouganda Wildlife Authority (UWA) vise à planter 25 000 hectares d’arbres pour supposément compenser les émissions issues du transport aérien et d’une centrale thermique au charbon de 600 MW aux Pays-Bas. En 2006, seulement 8 500 hectares avaient été plantés. Malgré les promesses d’emploi, seuls quelques emplois saisonniers avaient été créés. Des habitants du parc national et du territoire du projet de compensation carbone ont été évincés. Après une des évictions, « les personnes évincées ont été forcées de déménager dans des villages environnants où ils ont dû vivre dans des grottes et des mosquées. » Selon le compte-rendu d’un journal local, en 2004, « des gardiens de parc ont tué plus de 50 personnes. »  Les communautés locales ont subi des évictions, des violations des droits de l’homme, la perte de terres, d’aliments (y compris les traditionnelles pousses de bambou malewa), de revenus et de moyens de subsistance. En 2002, le conseiller contractuel du projet de compensation carbone, la Société générale de surveillance Agrocontrol (SGS), a déclaré que pour garantir la poursuite du projet de plantation d’arbres, « il faudra évincer encore plus de gens. » L’entreprise a même recommandé que « le travail soit fait plus rapidement pour s’assurer du succès des évictions. » Les évictions du parc national se sont poursuivies alors que le projet avait obtenu la certification du Forest Stewardship Council. Selon le Mouvement mondial pour les forêts tropicales, « des gardiens de parc armés qui protègent les “arbres de carbone” à l’intérieur du parc national ont battu des villageois… ont tiré dessus, les ont exclus de leurs terres et ont confisqué leurs animaux… Le projet de “compensation” a vendu des crédits de carbone à Greenseat, une société néerlandaise qui compte parmi ses clients Amnistie Internationale, le British Council et The Body Shop. » « [D]es communautés ont délibérément détruit les arbres – qui à leurs yeux symbolisaient leur exclusion des terres qui autrefois leur appartenaient » et ont planté du maïs pour leur subsistance. En 2005, la Cour suprême a tranché en faveur des communautés et reconnu leurs droits de vivre sur leurs terres et de continuer d’y pratiquer l’agriculture.

 

TANZANIE : Conflit et corruption

Le gouvernement de la Tanzanie a été « appelé à résoudre des conflits fonciers entre les deux villages de Muungano et de Milola Magharibi dans le district de Lindi après que leurs résidents ont menacé de se battre pour toucher les bénéfices de projets forestiers. Les villageois rencontrés à Lindi ont récemment déclaré à The Guardian que leurs conflits fonciers ont éclaté après que le réseau Tanzania Community Forest Conservation Network (TCFCN) ait instauré un projet de conservation forestière dans la zone. La mésentente a surgi après que les organisateurs du projet eurent annoncé que le village qui conservera une grande superficie de la forêt recevra plus de fonds de la Réduction des émissions issues du déboisement et de la dégradation des forêts (REDD). »

 

AGRICULTURE DE TYPE REDD : LE CARBONE DU SOL – Vendre la Terre

Les projets REDD ne concernent pas seulement les forêts et les plantations d’arbres ; ils s’appliquent aussi aux sols, aux champs et à l’agriculture. Les compensations carbone agricoles, que l’on appelle aussi agriculture intelligente face au climat, pourraient menacer les collectivités, les fermes et la sécurité alimentaire, causer la faim et même aggraver les changements climatiques. Selon La Via Campesina, le mouvement paysan le plus important de la planète, « les marchés du carbone du sol pourraient aussi ouvrir la voie à des compensations pour les cultures génétiquement modifiées et à l’accaparement de terres à grande échelle pour la production de biochar, ce qui serait un désastre pour l’Afrique. L’Afrique fait déjà l’objet d’une épidémie d’accaparements de terres – et une course pour contrôler les sols en vue du commerce du carbone ne pourrait qu’empirer la situation. » « Le marché volontaire de carbone du sol ne sera qu’un autre espace de spéculation financière, et alors que les paysans ne recevront que des miettes, les spéculateurs gagneront de vrais profits. C’est simplement une autre façon pour les industries et les pays pollueurs d’éviter de vraiment réduire leurs émissions. Si nous, en tant que paysans, signons une entente sur le carbone du sol, nous perdrons notre autonomie et notre contrôle sur nos systèmes agricoles. Un bureaucrate à l’autre bout du monde, qui ne sait rien à propos de nos sols, de notre régime des pluies, de la topographie de nos terres, des systèmes alimentaires locaux, de l’économie familiale, etc., décidera quelles pratiques nous devrons ou ne devrons pas utiliser. Cette initiative est inséparable de la tendance néolibérale à convertir absolument tout (la terre, l’air, la biodiversité, la culture, les gènes, le carbone, etc.) en capital, lequel à son tour pourra être inséré dans un type quelconque de marché spéculatif. »

 

Selon l’Institut international du développement durable, « les forêts occupent une superficie d’environ 635 millions d’hectares en Afrique et comptent pour 16 pour cent de l’ensemble des forêts de la planète. Plus de 70 pour cent de la population de l’Afrique dépend de la forêt. » Étant donné l’importance centrale des forêts pour le bien-être de l’Afrique, il est urgent de mener des recherches plus détaillées sur les conséquences des REDD sur la vaste majorité de la population. Bien que la base de données du Réseau Pas de REDD en Afrique (RPRA) comprend des données sur un échantillon de seulement 118 projets dans 23 pays, elle suffit pour commencer à déceler d’importantes tendances.

La base de données du RPRA a notamment identifié les types suivants de projets REDD en Afrique : carbone de forêts, afforestation et reforestation (avec des essences natives ou exotiques), plantations d’arbres en monoculture, les REDD officiels, Carbone bleu ou Carbone humide (par exemple dans des terres humides ou des mangroves), agriculture intelligente face au climat (par exemple cultures vivrières, arbres fruitiers ou à noix, bois de chauffe, carbone du sol et biochar), les REDD gourmet, projets du Mécanisme de développement propre (MDP), PSE (paiements pour services environnementaux), plantations de jatropha (probablement pour la production de biocombustibles), biomasse, cadres de commerce équitable et études de faisabilité.

Les projets de la base de données comprennent plusieurs types de propriétés, dont des propriétés communautaires collectives et privées, des aires protégées, des parcs nationaux, des biosphères régionales, des aires de conservation multinationales et des corridors biologiques. Les projets sont réalisés dans une diversité d’écosystèmes terrestres et aquatiques, notamment des forêts, des mangroves, des terres humides, des fermes, des vergers, des zones côtières, des plantations et des zones arides. La taille des projets varie de petits lopins à de vastes initiatives régionales. Notons qu’un certain nombre de projets utilise des technologies de surveillance spécialisées et des capteurs distants. La technologie satellitaire est probablement aussi utilisée pour l’inventaire et la comptabilité du carbone. Le financement des projets a tendance à provenir de sources privées ou étrangères bilatérales ou multilatérales.


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